• Deux mois seulement que j'exerce mon travail, et je n'aurais jamais imaginer qu'il puisse suciter autant de réactions. 

    A lire cette première phrase on pourrait croire que je suis réhabilitateur d'ours polaire sur la plage ou designer chez Peugeot. Mais non, je suis juste conseillère en insertion auprès de personnes handicapées. 

    Quand je réponds ça à mon interlocuteur, plusieurs types de réponses sont possibles. 

    Le " Haaaan-comment-tu-fais-moi-je-pourrais-pas-bosser-avec-ces-gens-là !!" Ha bon, ils ont quoi ? Ils sont pas comme nous ? Peut être dorment ils accroupis ? Le handicap rendrait il bizar ? 

    Le " Ouai-je-vois-le-genre-vous-aidez-les-handicapés-mais-bon-y-a-handicapé-et-handicapé-comment-leur-trouver-une-place-dans-cette-société-faudrait-pas-non-plus-les-prendre-en-charge-toute-leur-vie." A la limite philosophique. Quand en plus, c'est un médecin qui débite ce genre de discours, droit dans les yeux et fier de lui, vous espérez du fond du coeur que c'est une caméra cachée. 

    Et y a aussi le " Hoo-trouver-du-boulot-aux-handicapés ? Y-en-a-déjà-pas-pour-nous-pourquoi-qu'eux-ils-y-auraient-droit? " Très glamour. 

     

    J'en suis venue à formuler plusieurs hypothèses pour expliquer ce genre de réactions :

    1. Les clichés ont fini par envahir les esprits et s'y installés définitivement. Au point que la pensée se limite à quelques shémas uniques. Un handicapé, c'est un mec en fauteuil, ou avec une canne, nan ? What else ? 

    2. L'ignorance qui entraine une certaine peur. Et donc des craintes et des préjugés. 

    Si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas !

     

     

    Dans tous les cas, l'unique chose qui me dérange dans mon métier, c'est de supporter des paroles aussi infâmes que celles-ci.

    Et en plus, je l'aime mon travail. Pov' naz ! 




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